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Rien de plus choquant, de voir jeudi soir, la photo d’un un agent du corps spécialisé de la PNH, traitant aussi bestialement un manifestant anti gouvernementale en plein rue de Champ-de-Mars. Et ce, sous les yeux de tous les passants, y compris des écoliers. Pourtant, cette image aussi offusquant soit-elle,  ne fait pas objet de dénonciation dans les médias traditionnels haïtiens. À l’instar de ces bourreaux, le cliché fait son chemin sur les réseaux sociaux  en toute quiétude.

Ce mercredi 21 janvier 2015, a vu défilé  la 25ème promotion de la PNH. En présence du premier citoyen de la République,  Michel Joseph Martelly et le premier ministre Evans Paul fraichement installé, 1,128 nouveaux policiers  ont juré de « protéger et servir » comme le veut leur devise. Toutefois, ont peut se questionner sur l’application d’une telle devise ou du moins sur sa nature. Car ses deux policiers vedettes de cet épisode offensant la dignité humaine ont eux aussi prononcé ce serment.

Un manifestant  logé par terre, signe d’un sujet maitrisé,  sous la botte d’un agent de la CIMO (corps d’intervention de maintien de l’ordre) tenant une arme pointée en direction de la tête du protestataire, est-ce «  protéger et servir » ? Existe-t-il un décalage entre  la devise fredonnant par les nouveaux recrus de la PNH (police nationale d’haïti) et celle des anciens ? Y-a-t-il une catégorie spécifique à « protéger et servir » ? Ou, est-ce qu’il s’agit simplement de la vraie nature de la devise « Protéger et servir » ? Un fait est certain, c’est que la répétition des brutalités policières non sanctionnées ternit l’image de ladite institution et devient automatiquement la norme.

L’une des explications des responsables de la PNH pour justifier le mode de gestion des manifestations anti Martelly est la violence de ceux qui y participent. Au vrai, il existe des cas de casses, de jets de pierre, des pneus enflammés de la part de certains manifestants. Mais les répliques policiers transgressant souvent les principes des droits de l’homme fait défaut à la logique démocratique. Et en aucun cas ne peut-être justifié. L’autre aspect inquiétant c’est l’attitude de protecteur  de ces mêmes agents face aux manifestants pro gouvernementale.  Une politique de deux poids de mesure dénoncé par les dirigeants de l’opposition de l’ail dur.

Un corps de maintien de l’ordre de plus en plus répressif face à des opposants menaçant d’user de plus en plus de la violence, voilà la situation actuelle d’Haïti. Une conjoncture risquant de provoquer un bain de sang dans un pays déjà  agenouillé par la fragilité de sa politique, si rien n’est fait pour y remédier la situation.

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Diego Mythri GOUIN
Je suis Diego Mythri Gouin / né en Haiti / j'ai étudié la communication Sociale /

Un commentaire concernant “Haïti/Manifestation : de l’ordre ou et de l’abus de pouvoir

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