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Faut-il voter ? Qui voter ? Pourquoi voter ? Constituent entre autres la liste des questions  occupant les premières places dans les débats et conversations politiques. Une série de questionnement reflétant la non confiance des éventuels électeurs dans le processus électoral et encore moins dans les candidats.

En fait, les grandes difficultés que confrontent les éventuels électeurs face à leur devoir de renouveler les dirigeants puisent son fondement dans l’accumulation des déceptions électorales antérieures ajouté à l’absence des programmes  des candidats.  Ce manquement  remplacé par des slogans et promesses non fondées tend à devenir la norme  durant ces dix dernières années. L’accroissement de cette pratique,  crée un vide occasionnant  une sorte de marchandage entre électeurs et candidats.

N’ayant aucun programme politique, aucun projet de société, donc peu de chance pour sortir le pays dans la misère, mandants et candidats se mettent à jouer au chat et à la souris. Chacun des d’eux essaient d’en tirer des avantages de la situation électorale. Les aspirants veulent se faire élire et le votant, conscient de l’indifférence de ces derniers une fois au pouvoir, exige la part de l’éventuel gâteau pour la dotation de son vote. Une part qui se traduit par le monnayage variant d’un candidat à un autre, d’un mandant à un autre. Mais dans presque tous les cas, le barème ne franchit pas  le dessous des 1000gourdes.

Apres 5 années sans moindre intention du régime en place d’organiser des élections dans le pays, les haïtiens auront, le 9 août prochain, à faire le choix de leurs  prochains législateurs pour constituer la 50ème législature. Cependant, les mêmes problèmes constatés, 5 ans de cela perdurent. Les haïtiens ne s’identifient plus à aucun parti politique, ils ne suivent plus les idéologies politiques « à l’haïtienne  » et ils ne croient plus aux leaders. D’ailleurs la compensation de la majorité défavorisée, en la matière, demeure l’ex président Jean Bertrand Aristide, et ce malgré les dérives dont on lui  reproche lors de son passage, à deux reprises, au pouvoir.

La plupart des candidats pour la législature sont  en découverte. Malgré tout, l’opinion publique n’hésite pas à leur aligné   dans le rang  sceptique de « non confiance ». Ne sachant quoi faire face à ce dilemme, les électeurs, plus ou moins avisés, se trouvent  entre l’enclume et le marteau. Et encore une fois les questions qui voté ? Pourquoi voter ? Surgissent alors que la campagne électorale pour les élections législatives  doit prendre fin en moins de 8 jours.

Partant du mauvais pied, cette joute électorale frôle l’évidence continuité de la crise chronique de gouvernance en Haïti.  Des candidats qui magouillent en toute quiétude pour accéder au pouvoir public ; dans l’objectif de s’enrichir, des électeurs promettant leur vote à la meilleure offre, avec la possibilité de doubler le candidat en question, sont  au même titre des irresponsables.

Le sauvetage du navire haïtien dépendant de tous les haïtiens. Il est inadmissible que l’exemple le plus flagrant  de l’égalité  des hommes qu’est Haïti,  soit  réduit à ce néant. L’acceptation du comportement corrompu affiché par des candidats véreux en panne de programme, et le renforcement de cette pratique par des électeurs sans scrupules mérite d’être corrigée  le plus rapidement que possible. Car la liquidation de la fierté humaine du citoyen ne peut, en aucun cas profiter à l’avancement  de ce pays, avec lequel il est indéfiniment lié.

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Diego Mythri GOUIN
Je suis Diego Mythri Gouin / né en Haiti / j'ai étudié la communication Sociale /

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