Haïti/Séisme : 12 janvier, une journée qui fait encore peur

Article : Haïti/Séisme : 12 janvier, une journée qui fait encore peur
12/01/2015

Haïti/Séisme : 12 janvier, une journée qui fait encore peur

 

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« Apre dans, tanbou lou »: dit-on en Haïti. Finie la période des fêtes de nouvel an, les haïtiens replongent dans le triste souvenir de cette fin d’après-midi de janvier qui remonte déjà à 5 ans (2010 – 2015). Une tache indélébile dans l’esprit de ceux qui en sont sortis indemnes. Une fin du monde pour nous qui ne connaissions d’un tremblement de terre que d’insignifiantes secousses. La fin d’un monde pour tout un peuple.

Aujourd’hui, la tension augmente et les signes du syndrome de stress post « 12 janvier 2010 » se précisent. Les activités ont du mal à reprendre dans la ville, les salles de classe sont plus vides que d’habitude et les rues de la capitale ne sont qu’à moitié occupées. Tout le monde, le cœur gros, appréhende ce triste 5ème anniversaire, effrayé à l’idée de revivre ce cauchemar.

De plus, les conjonctures socio-politiques ne font qu’attrister la vie des haïtiens vivant en Haïti, les manifestations violentes, les rumeurs sur la possible caducité du parlement en cas de non prolongement du mandat de plusieurs parlementaires.  Et les éternels opposants de ce pouvoir qui n’arrêtent pas d’exiger le départ du président Michel Martelly à un an de son quinquennat.

En Mémoire des 300.000 cadavres du récent séisme destructeur, le bureau de communication de la présidence par la voix  de Lucien Jura déclare ces vingt-quatre heures  » journée de commémoration et de réflexion « . Toutefois, il n’y aura pas de congé, toutes les administrations fonctionneront normalement. Une idée qui semble bien contraire à ce qu’auraient souhaité les haïtiens

Que comméreront nous ? Resterons-nous à nous apitoyer sur notre sort comme chaque année où par respects pour les victimes, travaillerons nous sur un plan pour d’autres catastrophes prévue au Cap-Haïtien (la deuxième ville du pays) ? Le crayon de l’histoire n’a pas de gomme dit-on. Écrira-t-il une note moins positive sur la préparation et la prise en charge des prochaines urgences? Ou réécrira-t-il un nombre de mort à 6 chiffres.

 

gouindiegomythri@yahoo.fr

 

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