Permettez-moi de citer le célèbre chanteur français, Charles Aznavour, dans une description de notre situation après le tremblement de terre meurtrier en 2010 : « OH Dieu qu’ont-ils fait pour mériter cette peine, ils n’avaient presque rien maintenant ils n’ont rien ».

Six années après, lundi 3 octobre 2016, nous sommes frappés par l’ouragan Matthew. La partie sud d’Haïti, la plus touchée, se trouve à la merci des autres départements après cet ouragan.

2010 – 2016, même tableau

Les mêmes constats qu’en 2010. On a dû renvoyer les élections, vu l’ampleur des dégâts ! Le CEP (Conseil électoral provisoire) a organisé une rencontre avec la presse, au cours de la journée du mercredi 7 octobre, pour leur annoncer le renvoi de l’élection présidentielle et législative du 9 octobre. Mais la date n’est pas encore fixée.

Dans les médias c’est la guerre des chiffres : RFI (Radio France Internationale), qui a cité les autorités haïtiennes, parle déjà de 800 morts quand d’autres médias internationaux avancent un nombre élevé à 500. Mais déjà parle t-on d’environ 28,000 maisons détruites, et plusieurs milliers de personnes déplacées. Comme d’habitude, l’Etat haïtien, toujours aussi impuissant face à ces genre de situations, a beaucoup de mal à fixer ses idées.

Quasiment détruits, les départements du Sud et de Grand ‘Anse n’ont pas connu une pareille situation depuis une décennie, et malgré les diverses alertes sur le danger auquel sont exposés lesdits départements, aucune structure n’a été mise en place pour essayer d’anticiper les dégâts.

Les aides humanitaires sont en route et, comme en 2010, ce sont ceux les plus capables ou les moins touchés qui ravitaillent les personnes sinistrées. Sans l’aide de l’Etat effectivement.

La communauté internationale se met déjà en branle, et les besoins élémentaires sont les médicaments,  les tentes et l’eau potable.

Encore une fois cette grande solidarité dont on fait preuve, uniquement dans certaines circonstances, est vivement encouragée. Car après le départ de toutes ces délégations d’aide humanitaire, nous serons seuls et nous aurons besoin de tous les Haïtiens pour se refaire de cette accablante situation.

 

 

 

 

 

The following two tabs change content below.
Diego Mythri GOUIN
Je suis Diego Mythri Gouin / né en Haiti / j'ai étudié la communication Sociale /

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *